Texte de Fabrice Melquiot (Editions L'Arche)
Adaptation de Henri Bornstein et Yves Gilbert
Composition musicale Pawel Matak

La pièce :

Bouli est un bébé gros comme son père et « miro » comme sa mère.
Il grossit avec une rapidité effrayante, ce qui n’empêche pas sa cousine de tomber amoureuse de lui.
Bouli gros de toutes ses peurs, prend encore plus de poids lorsque sa bien aimée part pour l’Espagne.
Vient le jour où Bouli écrase ses parents et se met enfin à la gymnastique. Une nouvelle vie commence…Mais quelle vie !

Un conte contemporain d’amour et de bonté, de fantaisie et d’humour pour que la parole circule en famille.

Extrait du texte :

La Naissance

Chanson 1 : La naissance (chœur à 4 voix)
Chœur I et III : File-moi tes clopes, file-moi tes clopes … sale mioche ! ( répété en boucle )
Chœur II et IV : J’en peux plus … faut que je fume ( répéter en boucle )

Daddi Rotondo : Quand Bouli est né, j’ai tout fumé. Mes cigarettes au menthol, les cigarettes russes qu’une infirmière gardait pour son quatre-heures, les cigarettes au chocolat de ce gamin qui traînait dans le couloir de la maternité. Tout fumé, même le chocolat.
Mama Binocla : Waaahhhhhayayayasooorsdeeelllaaaa ! ! ! !
Daddi Rotondo : Je suis Daddi ! Je suis Daddi !

Chœur I : File-moi mon mioche, file-moi mon mioche … mon mioche! ( répété en boucle )
Chœur II : J’en peux plus … faut que j'le tienne ( répété en boucle )
Chœur III et IV : Je suis devenu Daddi, aboule tes clopes j'te dis

Mama Binocla : Je suis Mama ! Il est où mon fils, le sang du sang de mon nombril. Mon amour Daddi, il est où notre caïd ?
Daddi Rotondo : Bouli tremblait dans un linge blanc et rouge. Je ne voyais que ses yeux entre deux plis. Autour des yeux de Bouli, il y avait beaucoup de peau, pas mal de petits kilos.
Commentaire : Neuf kilos en tout a dit l’infirmière qui n’avait jamais vu ça.
Mama : Dis Daddi, mon amour, pourquoi on me donne un bilboquet ? Je viens d'accoucher, je veux pas jouer au bilboquet.
Daddi Rotondo : Chérie c'est pas un bilboquet, c'est lui. C'est le petit, c'est sa tête là. Mon amour Mama, c’est pas un hasard si elle s’appelle Binocla. Mon amour Mama, elle n’y voit pas à trente centimètres.

Extraits musicaux :

Fabrice Melquiot

Né en 1972 à Modane ( Haute Savoie ), il voit ses textes pour enfants publiés dès 1998 à l’Ecole des Loisirs et diffusés sur France Culture.
A trente ans, sa pièce « Bouli Miro » entre à la Comédie- Française. Il est de plus en plus joué en France et à l’étranger.
On destine son œuvre au Jeune Public, formulation qu’il réfute, mais peu importe : il écrit pour tous, et tant mieux si les enfants et les adultes croient que cela ne s’adresse qu’à eux !

Texte et paroles de Henri Bornstein
Musique de Pawel Matak

La pièce :

Sami est un jeune garçon qui ment. Pour sa sœur, Judith, ses mensonges sont devenus insupportables.
Il travaille mal à l’école. Il a une mobylette et ses copains l’admirent. Les filles l’aiment. Il rigole, il se moque et avec ses poings il joue les costauds. Il chante aussi.
Un jour, pour lui donner une leçon, sa sœur lui révèle un énorme mensonge. Il a si peur qu’il s’en va.
Sur des mélodies acidulées ou sur des airs plus rock, un texte sur la fragilité de l’adolescence et les épreuves qui aident à se construire.

Extrait du texte

Scène du baiser
Sami : Judith
Judith : Oui
Sami : Tu te souviens
Judith : De quoi
Sami : D’Eloïse
Judith : Bien sûr que je me souviens d’Eloïse
Sami : Tu sais que je l’ai embrassée ?
Judith : Tu parles.
Sami : Tu ne me crois pas
Judith : C’est toujours la même histoire. Pourquoi je croirais tes mensonges
Sami : T’es jalouse
Judith : Je ne vois pas ce qui me rendrait jalouse !
Sami : Le succès que j’ai.
Judith : Tu m’énerves
Sami : Tu ne sais pas dire autre chose, idiote.
Judith : Bon à rien
Sami : Tu radotes comme une vieille femme. Si tu continues, tu vas perdre tes dents.
Judith : Tu n’as rien dans la tête.
Sami : J’ai envie de te réduire en bouillie .
Judith : Tu te vantes
Sami : Je suis trop fort pour toi.
Judith : Ce qui est trop fort pour toi, c’est d’arrêter de raconter des salades.
Sami : Tu n’imagines même pas de quoi je suis capable.
Judith : Si, justement. Tu as raconté à maman que j’avais passé la nuit avec mon copain. J’en ai par dessus la tête. De quoi tu te mêles. Ce n’est pas tes affaires. Tu es un sale menteur. Je te déteste. Je ne veux plus te voir. Vas t’en. Fiche-moi la paix. Vas t’en.

Extraits musicaux

 

Texte de Françoise Gerbaulet
Musiques de Jean Michel Maury
 
 

Texte de Daniel Danis. (L'Arche Editeur)
Adapté par Yves Gilbert - Musiques de Pawel Matak

Le texte

Etrangers par la langue, amis d'infortune, la petite Mung et Momo sont enlevés sans comprendre, aux soins de leurs parents, qui ont cru leur épargner les affres de la guerre. Les petits aboutissent dans une fabrique de tapis où ils travaillent sans solde. Un jour, ils s'échappent. Ils fuient, empruntant un parcours étrange, déterminés à gagner le pays sans guerre où, peut-être, ils inventeront un nouveau pont avec une nouvelle langue pour casser le cycle tragique de la misère, de la domination et de la peur.
Une pièce qui ressemble à une fable et qui paraît surgir tout droit de la tradition orale des cultures anciennes. Cette fable dit que la guerre est l'état naturel du monde, que l'unique combat qui vaille est de lutter contre, et que l'unique arme est l'amour.
Sur ce texte magnifique, la composition s'inspire des musiques populaires des Balkans. L'orchestre accompagnant le spectacle rassemble des instruments des musiques d'Europe Centrale et les instruments traditionnels en roseau de la musique occitane.

Extrait du texte

SCENE 1 : DEPART DE MUNG
Mung : Tout a commencé avant de rencontrer Momo.
Là où je demeurais, les combats se passaient partout. Des gens se battaient entre eux.
Un matin, un monsieur-transporteur est venu dans ma maison parler à mon père.
Le monsieur transporteur : Je pars avec mon bateau vers un Pays sans Guerre. Donne-moi tout l'argent que tu as ramassé et j'amène ta fille.
La mère de Mung : Ma belle Mung, là-bas au Pays sans Guerre tu pourras vivre la paix.
Mung : Je me suis sauvée. Je croyais que mes parents devenaient fous. Je suis entrée dans la maison de ma grand-mère. J'ai pleuré sur son épaule.
La grand mère : Tes parents savent ce qu'ils font parce qu'ils t'aiment. Là-bas, tu seras en sécurité.
Mung : Grand-maman, je pourrai continuer à tisser comme je le faisais avec toi ?
La grand mère : Pour tisser ta vie future, prends cette peau de cuir sur laquelle j'ai dessiné une légende sans paroles. C'est à toi de l'inventer. Tu peux mélanger le parcours des images. Ce sera comme dans ta nouvelle vie.
Mung : Le lendemain je suis partie avec un sac sans comprendre pourquoi mes parents me donnaient à ce monsieur-transporteur

Extraits musicaux

 

Textes et paroles de Henri Bornstein
Musiques de Pawel Matak

La pièce

Eliot est un enfant rêveur. Il vit avec sa mère dans une tour. Souvent il s’envole, pour s’éloigner de la laideur du monde. Un jour, il apprend que sa tour va être démolie. L’atterrissage est rude, mais heureusement amorti par sa rencontre avec Angéla et ses copains. Angéla plaît bien à Eliot. Elle va l’aider à se défendre face aux coups du sort et des mauvais garçons.

Extrait du texte

Eliot : 
Ce samedi matin, maman m’a dit :
La mère :
Notre immeuble va être démoli.
Eliot :
Sur le moment , je n’ai pas compris.
Démoli, qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qui va nous arriver ?
Sans attendre plus longtemps, j’ai déployé toute mon énergie et j’ai stabilisé mes ailes. J’étais prêt à partir, loin.
Mais il n’y avait rien à faire. Impossible de décoller.
Je suis resté au sol. C’est à dire dans la cuisine.
Assis en face de mon bol de chocolat froid, j’avais l’impression que quelqu’un m’avait sorti du congélateur puis déposé là sans prendre la peine de retirer le sac en plastique qui m’entourait. J’avais à l’intérieur la température que mon chocolat avait à l’extérieur : froid.
Pourtant, hier soir, tout allait bien. Maman m’avait parlé comme elle me parle chaque jour avant le repas.
La mère :
Eliot, mets la table s’il te plaît.
Eliot :
Je la mets comment maman ?
La mère :
Tu la mets comme d’habitude.
Eliot, je t’en prie, reviens sur terre.
Eliot :
Mais je suis sur terre maman.
A cet instant, j’ai vu quelque chose d’étrange dans ses yeux.
Je me suis dit : c’est le regard de maman lorsqu’elle est sur le quai de la gare et que je pars chez pépère et mémère pour les vacances. Je sais très bien qu’elle est triste de me quitter, même si c’est pour un mois. C’est ce regard que j’ai vu, et cela m’a fait de la peine.
Hier, à table, c’est vrai, j’étais parti.

Extraits musicaux

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Tes laitues naissent-elles ?

Textes de Françoise Gerbaulet
Musiques de Thierry Fournier
et Ezaka Rakotondramanana

Le texte

Un montage de textes poétiques sur le thème des légumes, extrait du recueil La Jardinière de légumes écrit pour l'émission radiophonique le Pince Oreille. Carottes, topinambours, pommes de terre, tomates… chacun à son tour nous révèlent ses atouts et ses particularités.

Extraits du texte

LE CIMETIERE DU JARDIN

Les ordures c'est de l'or qui dure.
Dans le jardin rien ne se perd:
Les feuilles mortes, les branches coupées
Les herbes sèches, les fleurs fanées
Les prunes gâtées, salades avariées
Les poires blettes, pommes abîmées
Les potirons putréfiés

Tomates pourries
Fanes, résidus
Les épluchures, les détritus
Toute sortes de saletés
Vont se refaire des molécules
Mijoter, moisir, fermenter
Dans un odorant monticule
Qu'on appelle le tas de fumier.


LE TESTAMENT DU JARDINIER

Tout se transforme, rien ne se perd
C'est la maxime du jardinier
Qui aimerait bien qu'on l'enterre
Plus tard, près du vieux prunier
Et fabriquer dans son jardin
De la terre neuve pour demain.

 Extraits audio

 

L'auteur

D'abord institutrice puis animatrice culturelle, Françoise Gerbaulet se consacre à l'écriture depuis 1982 en écrivant pour le théâtre et en animant des ateliers. Elle est l'auteur d'une trentaine de textes créés au théâtre ou à la radio, dont PASSE SANS BRUIT et GRAINES D'ETOILES, spectacles pour les bébés, ÉTUDE VIOLETTE AUX MADELEINES ACOUSTIQUES, spectacle musical sur une partition électroacoustique de Patrick Lenfant, LA JARDINIÈRE DE LÉGUMES (double CD + livret Radio France) LE PAPA CHAT ( "La Saga des Chats", cassettes et CD Radio France), LE ROI HÂTIF (l’Avant-Scène) UN CHEVAL EN COULISSES (L’École des Loisirs), PIÈCE DE BŒUF, MORCEAUX CHOISIS (éditions Lansman, Théâtre à lire et à jouer). . Grand Prix Paul Gilson des radios publiques de langue française en 95. Prix "nouveau talent radio" de la S.A.C.D. en 1998. Bourse de création du C.N.L. en 99. Membre du comité directeur de la Société des Gens De Lettres.

Texte de Françoise Du Chaxel
(Editions Les cahiers de l'égaré, in Rêver le monde, 2002)
Adaptation de Henri Bornstein et Yves Gilbert
Musique de Thierry Fournié

La pièce

Le ciel de la ville borne les rêves de tous côtés. Des adolescents rêvent de vivre ailleurs, de vivre autrement. Certains vivent par procuration à travers des feuilletons télé ou se transportent ailleurs par l'imagination.Cette chronique adolescente raconte à quel point la ville et ses paysages obscurcissent la vie de ces jeunes et nous permet de découvrir leurs désirs d'ailleurs, de nouveaux décors....

Extrait du texte

Un garçon, plusieurs filles. Le garçon joue avec un jeu vidéo.
Le garçon - Avec ça je construis la ville que je veux. D'abord une rivière, bien au milieu la rivière. J'imagine pas une ville sans rivière... tout autour une forêt... l'eau, le bois, les bonnes odeurs.
Une fille - Grande comment ta ville ?
Le garçon - Moyenne. J'aime que les villes moyennes.
Une fille - Ça veut dire quoi moyenne ?
Le garçon - Une ville où tu connais tout le monde... les rues maintenant, larges, on y marche sans se bousculer... des maisons, pas des immeubles... ou alors des petits qui ne cachent pas le soleil.
Une fille - Une ville sans bruit c'est possible ?
Le garçon - Peut-être... là j'te dessine des rails de tramway silencieux.
Une fille - J'aimerais bien une ville sans mecs ou alors seulement ceux qu'on a choisis.
Le garçon - Parle pas de c'que tu connais pas.
Une fille - II n'y a personne dans les rues.
Le garçon - Ils sont chez eux. Attend, tu vas voir, en voilà.
Une fille - Des gros et des maigres, pas de moyens.
Le garçon - Les gros ce sont les riches. Les maigres travaillent pour les gros.
Une fille - Et les femmes ?
Le garçon - Les femmes ça embrouille tout. On verra plus tard.
Une fille - Tu m'expliqueras comment ils font tes habitants, sans femmes.

Extraits musicaux

Françoise Du CHAXEL

Née à Bergerac en 1940, Françoise du Chaxel a écrit une quinzaine de pièces de théâtre, dont certaines pour et avec des adolescents (L'Été des mangeurs d'étoiles, En automne j'ai même vu des renards danser, Un printemps s'est noyé dans la mer, Des anges rusés aux ailes plombées, Au pays de mon père on voit des bois sans nombre…). Elle partage son temps entre l'écriture et l'action culturelle. Elle est actuellement écrivain associé du Théâtre de la Cité internationale (Paris) après avoir été secrétaire générale dans plusieurs institutions culturelles. Elle dirige la collection Théâtrales Jeunesse.

Texte et paroles d'Henri Bornstein
Musiques de Pawel Matak

La pièce

Dans un pays en guerre, les filles voudraient empêcher les hommes de se battre. L’une d’elles, Léane est amoureuse d’Arcan, un soldat d’à peine quinze ans. Elle rencontre une jeune fille aveugle habitée par un mythe : construire l’Oiseau de Paix peut arrêter la guerre. Léane décide alors de convaincre Arcan de déposer les armes.
Un texte écrit comme un hommage aux femmes qui se battent pour la paix. Pour cette histoire où se rencontrent poésie du mythe et violence de la réalité, Pawel Matak a composé des musiques entre cabaret réaliste et musique traditionnelle d’Europe Centrale.

Extrait du texte :

(Arrive Asa)
Léane - Qu’est-ce que tu fais ici ?
Asa - Je t’ai suivie.
Léane -Asa, je t’en prie, je sais ce que tu penses. Nos frères n’ont pas la même religion. Ils se battent depuis toujours. Dis moi, toi. Qu’est-ce qui va les arrêter ?
Asa - Certainement pas construire une chimère ! Tu rêves avec cette histoire d’oiseau. D’ailleurs tu as toujours rêvé !
Léane - Rien ne se réglera par les armes, Asa.
Asa - Rien ne se réglera par miracle ! Nous devons continuer à nous réunir, à nous rassembler, à manifester dans la rue. Nous devons nous faire entendre.
Léane - Moi aussi je veux me faire entendre, mais pas comme ça.
Asa - Commence par convaincre ceux qui t’entourent toi qui es si maligne!
Léane -J’imagine que tu veux parler de Arcan ?
Asa -Par exemple !
Léane - C’est peut-être ça construire l’Oiseau ?
Asa -Si ça te rassure !
Léane - Alors je le ferai. Tu peux en être certaine. J’arriverai à persuader Arcan.
Asa - Si tu y arrives, je suis prête à me mettre à genoux !
Léane -Je voudrais que tu me fasses confiance.
Asa (en rigolant) - Aies confiance ! Tu te souviens ?  A l’école ?
Léane (riant aussi) -Aies confiance !

Extraits musicaux

 

Adaptation de contes indiens par Jano Bonnin
Musiques de Pawel Matak

Le texte

Ce qui fascine, dans la culture indoue, c’est la liberté. Elle est sous-jacente dans les préoccupations des héros, comme dans celles des petites gens. 4 histoires pleines d'humanité et non dépourvues d'humour.

Extrait du texte

- conteur 1 : Bhîma avait entendu la réponse du roi au mendiant
- sujet 3 : Il monta au palais à toute vitesse pour ordonner qu'on fasse sonner toutes les cloches de la ville.
- conteur 1 : Et aussi la grosse cloche des réjouissances exceptionnelles
- conteur 2 : Celle qu'on ne fait sonner que pour les jours de victoire? de mariages princiers? de naissances royales ?
- tous : OUI !!
- conteur 1 :  la foule sortit des maisons, curieuse et prête à faire la fête
- sujet 1 : Qu'est-ce qui se passe?
- sujet 2 : Un mariage princier!
- sujet 1 : Mais non... sûrement un jour de victoire....
- sujet 2 : Non non non, ça c'est une naissance royale!
- Yudishtira : Bhîma mon frère,  pourquoi as-tu fait sonner toutes les cloches du royaume? ai-je oublié un grand jour? une fête?
- Bhîma : Yudishtira mon roi, j'ai fait sonner toutes les cloches pour célébrer ta victoire sur l'invincible mort, tu lui as arraché une journée de vie!
- conteur 2 : Mais qu'est ce qu'il raconte lui?
- tous : CHUUUUUT!!!
- Yudishtira : Mon frère que chantes-tu? , je n'ai vaincu personne et surtout pas la mort!
- Bhîma : Un homme est venu te demander de l'aide, tu lui as promise pour demain. Ainsi, je sais qu'au moins jusqu'à demain tu es sûr de ne pas mourir...n'est ce pas une grande victoire sur la mort ?
- conteur 2 : Ça alors, il est terrible ce Bhîma...
- conteur 1 : Yudishtira salua son frère en riant, fit rappeler le malheureux et fit ce qu’il devait faire sans attendre le lendemain !

Textes de Françoise Du Chaxel, Alain Gautré, Sylvain Levey, Jean-Gabriel Nordmann, Dominique Richard
Paroles de Henri Bornstein et Yves Gilbert
Musiques de Pawel Matak

Le texte

En quelques scènes, un tour d'horizon complet (ou presque) des aléas de l'amour et de sa découverte par les adolescents. En ressortent des recommandations utiles pour réussir en ce domaine, par quelques-uns des auteurs essentiels du théâtre jeune public.

Extrait du texte

REBECCA. Pourquoi tu m'as emmenée là ?
MOUSS. Pour te parler.
REBECCA. Tu pouvais aussi bien me parler sur l'esplanade.
MOUSS. Non.
REBECCA. Qu'est-ce que tu dis ?
MOUSS. Je dis non.
REBECCA. Pourquoi ?
MOUSS. Parce qu'il y a trop de monde là-bas, j'avais besoin qu'on soit seuls pour te parler.
REBECCA. Qu'est-ce que tu veux me dire ?
MOUSS. Attends.
REBECCA. Qu'est-ce qu'il faut attendre ?
MOUSS. Je vérifie qu'on est bien seuls.
REBECCA. Ça, on est seuls ! On est seuls c'est sûr je te dis, même le vent n'arrive pas à passer ici à cause des murs.
MOUSS. Tant mieux.
REBECCA. Vas-y alors.
MOUSS. Attends, il faut que je me calme.
REBECCA. C'est si grave ?
MOUSS. Non, mais je suis essoufflé.
REBECCA. On n'avait pas besoin de courir non plus, ils vont tous croire qu'on est partis ensemble.
MOUSS. Et alors?
REBECCA. Alors c'est pas vrai, c'est tout.
(Jean Gabriel Nordmann)

Extraits musicaux 

 

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Boule et Masse

Texte de Henri Bornstein
Paroles de Henri Bornstein et Yves Gilbert
Musiques de Thierry Fournier

La pièce :

Une succession de duos clownesques, de situations parfois cocasses, où deux personnages intrépides Boule et Masse se questionnent sur ce qu'ils vivent et le monde qui les entoure. Les sujets défilent et les dialogues fusent révélant les malaises et les problématiques de l'adolescence tout en pointant du doigt les problèmes de la société actuelle.

Extrait du texte :

Boule - Salut
Masse - Salut
Boule - J'ai fait un drôle de rêve cette nuit. J'allais être pendu parce que je ne savais pas choisir ce que je voulais faire plus tard.
Masse - N'importe quoi !
Boule - C'est tout ce que tu as à dire ?
Masse - Comment s'est terminé ton rêve ?
Boule - Laisse tomber. Tu sais ce que tu vas faire, toi, plus tard.
Masse - Sûrement pas.
Boule - Mon père me demande sans arrêt : « qu'est-ce que tu vas faire plus tard ». Je sais pas !
Masse - Amuse toi alors ! Laisse toi vivre.
Boule - T'es nul avec tes solutions stupides.
Masse - Qu'est-ce que ça veut dire, choisir ? Arrête de te prendre la tête.
Boule - J'aimerais bien être médecin mais j'ai pas le niveau.
Masse - Ca c'est sûr...
(Un temps)
Masse - Au fait, tu ne m'a pas raconté comment s'est terminé ton rêve.
Boule - Quelqu'un me passe la corde au cou. Et couic !
Masse - Ce serait quand même bien que t'arrive à choisir...

Extraits musicaux

 

Texte de Jean Pierre Siméon

Musique de Pawel Matak

Texte et paroles de Henri Bornstein
Musiques de Pawel Matak

 

La pièce

Lucie ne supporte pas la façon dont sa mère l'habille, les boutons qui fleurissent sur son visage, ses kilos en trop, son nez rougi par le froid. Elle ne peut plus voir sa famille en peinture, surtout son frère. Et en plus elle a oublié de s'inscrire à l'école de cirque ! Une seule solution : la fuite. Poursuivie par toute sa famille, elle court sur une route parsemé de rencontres pittoresques en pensant à Mehdi, le surveillant qui fait boum dans son coeur. Ah, la vie n'est pas simple quand on est adolescente !

Extrait du texte :

La bibliothécaire : Salut cieBoum, comment va. T’es trop chou, lookée star avec ton rak. Tu pars en voyage ma poule ?
Lucie : Excusez- moi madame...
La bibliothécaire : Laisse tomber tes simagrées, ma poule. Qu’est-ce que tu fiches ici ? Personne n’a besoin de toi dans cette histoire.
Lucie : Désolée mais c’est mon histoire et il y a quelqu’un de trop ici. Vous voyez ce que je veux dire.
La bibliothécaire : C’est pas toi qui décides, ma poule. Tu kiffes mal la vie.
Lucie (changeant de ton) : Arrête de m’appeler ma poule ou je te fais avaler ton chewing-gum. T’as compris, ou tu veux vraiment que je t’explose la tête ?
La bibliothécaire : Ma Lucie star veut faire Boum Boum. Y sont passés où les deux dictionnaires de la bibliothèque ?
Lucie : On les cherche au collège ?
La bibliothécaire : Rimes et synonymes, tu tilte ?
Lucie : Ils se sont envolés...
La bibliothécaire : V’la que ma Lucie adorée joue la magicienne maintenant.
(La bibliothécaire reçoit un appel sur son portable)
J’arrive tout de suite mon ange. Chéri, non je n’ai pas encore retrouvé les dictionnaires... Ne fais pas la tête mon trésor... Je te le promets... Oui oui oui bisous.
(Elle range mollement son portable dans son jean trop serré) Excuse-moi, ma poule, c’était Medhi
Lucie : Medhi !
La bibliothécaire : Le nouveau surveillant qui surveille.
Lucie : Qui surveille qui ?
La bibliothécaire : Tu ne peux pas comprendre. Salut cieBoum.
Le cahier : Mesdames, Messieurs, Medhi est trop gentil avec les filles. Il a des boutons et des kilos en trop, lui aussi. Il rit beaucoup dans la cour du collège avec Lucie. Medhi fait trop Boum dans le cœur de Lucie.
Lucie : La bibliothécaire avec Medhi, c’est trop dur. J’me sens trop triste.

Extraits musicaux

 

Adaptation de Martine Amisse d'après Rudyard Kipling
Paroles de Henri Bornstein - Musiques de Pawel Matak

Le texte

Quatre histoires extraites du fameux recueil de Rudyard Kipling, inspiré par son empathie naturelle pour le monde animal. Avec une imagination débridée et un style plein d'humour et de poésie, Rudyard Kipling s'amuse à créer des contes sur l'origine du monde : quand les hommes et les animaux parlaient la même langue et n'étaient pas encore tels qu'on les connaît aujourd'hui.

Extrait du texte

L'enfant éléphant (Assis sur ce qu’il pense être une bûche) : Oh pardon ! Vous n’auriez pas vu le crocodile dans  toute cette jungle.
Le crocodile : Approche, petit, car c’est moi le crocodile
L'enfant éléphant : Oh ! Vous êtes la personne que je cherche depuis longtemps. C’est formidable ! Dites-moi : que mangez-vous pour le dîner ?
Le crocodile : Approche, Petit, je vais te le souffler à l’oreille.
Conteur 1 : Alors l’enfant Eléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile…
Conteur 2 : Et celui-ci le saisit par son nez
Conteur 3 : Qui n’était pas beaucoup plus grand qu’une truffe en chocolat
L'enfant d'éléphant : Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal !
Conteur 2 : Heureusement, le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore n’était pas loin
Conteur 3 : Il descendit la rive ventre à terre
Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore : Tire, tire, de toutes tes forces et sans délai, sinon j’ai bien peur pour toi !
Conteur 1 : L’enfant Eléphant s’assit sur ses fesses et tira, tira, tira.
Conteur 2 : Alors le serpent vint en aide à l’éléphant.
Conteur 3 : Et il tira, tira, tira.
Conteur 1 : Mais le crocodile ne lâchait pas prise
(le nez lâche avec un plop musical)
L'enfant éléphant : Je te remercie beaucoup. J’ai eu très peur.
Le Serpent : Que fais-tu ?
L’enfant éléphant : Mon nez a perdu sa forme, j’attends qu’il rétrécisse.
Le Serpent : Tu peux attendre longtemps… Ca te dirait de donner une fessée ?
L’enfant éléphant : J’en rêve depuis tellement longtemps.
Le Serpent : Et bien tu verras que ton nouveau nez te sera fort utile pour cette fonction.

Extraits audios